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Q&R : François Ribeiro

Q&R : François Ribeiro

27/11/2015 10:00

Le départ de la première course nocturne de l’Histoire du Championnat du Monde FIA des Voitures de Tourisme sera donné en fin de journée. François Ribeiro, Responsable d’Eurosport Events, Promoteur du WTCC, nous explique pourquoi le Qatar a été retenu pour accueillir cet évènement inédit, les avantages de ce genre d’épreuve au Moyen Orient pour les téléspectateurs européens, et sa joie d’accueillir le héro local Nasser Al-Attiyah sur la grille de départ.

Pourquoi le Qatar?
“C’est tout simplement le fruit de nos excellentes relations avec la QMMF et son Président Nasser Khalifa Al-Attiyah. Je ne connais aucune fédération d’un pays aussi petit qui s’investisse autant pour le sport automobile et motocycliste. C’est impressionnant. J’ai confiance en la QMMF et en Nasser, aussi, quand il m’a exprimé son intention d’organiser un évènement unique pour le WTCC, je n’ai eu aucune hésitation. La deuxième chose qui m’a marqué, c’est la qualité des infrastructures. Losail est un circuit de première classe qui s’est révélé être un succès pour le MotoGP. J’ai dit à Nasser que comme il ouvrait la saison du MotoGP, pourquoi ne conclurait-il pas celle du WTCC ? Ce serait intéressant pour son calendrier, alors pourquoi pas ? Ce fut là le début de nos discussions, mais plus important que tout, nous avons le même objectif est le même appétit de découvrir un pilote originaires du Moyen-Orient qui puissent contribuer autant au WTCC que Mehdi Bennani au Maroc. Le WTCC en a fait une star dans son pays et j’espère que nous pourrons bientôt trouver son homologue dans cette région du monde. Il n’y a pas que la Formula 1 et la monoplace dans l’univers du sport automobile. Les courses de Tourisme sont également très importantes et le Touring Car est un excellent moyen pour les jeunes pilotes de devenir professionnel. C’est le but que nous souhaitons atteindre sur le long terme et peu de fédération comme celle-ci les soutiennent pour leur permettre de réaliser leur rêve et d’en faire une profession. C’est une vision de Nasser et de la QMMF que j’apprécie beaucoup.

Il s’agira de la première épreuve nocturne du WTCC. Quelle importance cela représente ?
Le Qatar a été le pionnier dans l’organisation d’une course de nuit. Si je me souviens bien, la première fut le MotoGP en 2004, quatre ans avant la Formule 1 et dix avant Abou Dhabi. C’est donc un choix naturel de nous rendre au Qatar pour cette grande première. Pendant 10 ans, le WTCC c’est conclu à Macao. C’est une ville fantastique, qui possède une riche tradition du sport automobile et des courses de Tourisme en particulier. Mais quand nous étions là-bas, les épreuves se déroulaient le dimanche midi, et il était très difficile de soigner l’audience de nos retransmissions. Lorsque l’on pose la dernière pierre d’un championnat, vous voulez que le maximum de personne puisse y assister, et cela signifiait pour les Européens de devoir se lever à cinq ou six heures du matin. Lorsque les départs seront donnés vendredi soir, ici, à Losail, il sera entre 19 et 21 heures en Europe centrale. C’est un excellent créneau horaire pour les télévisions, D’autant que sur Eurosport, les deux manches seront précédées d’une épreuve de saut à ski, en Finlande, qui représente l’une de nos plus grosses audiences avec le ski alpin à Aspen. Le WTCC viendra ainsi compléter la richesse de notre offre télévisuelle, et offrir au Qatar une visibilité auprès de 60 millions de personnes à travers le monde. Malgré tout le respect que j’ai pour Macao, pour tout ce qu’ils ont fait pour nous pendant 10 ans, il aurait été difficile de proposer un tel programme.

Quelles sont vos attentes pour cette dernière manche de la saison ?
Nous avons été chanceux qu’il pleuve le mercredi. C’est très très inhabituel et j’ai été surpris, lors ce que j’ai atterri, de voir autant d’eau sur la Corniche. Cela m’a rappelé les conditions rencontrées à Motegi, au Japon, où nous avons été accueillis par une tempête et de fortes averses qui ont totalement nettoyer le circuit. L’adhérence était très faible et c’est peut-être pour cela que nous avons assisté aux plus belles courses de tourisme de la saison. Je pense que les conditions seront assez similaire à Losail. Le grip sera faible et les courses seront donc animées mais très spectaculaires. Pour le peuple Qatari, le WTCC est un tout nouveau championnat. C’est la première fois que nous nous produisons au Moyen-Orient depuis 10 ans et il pourra observer une certaine similitude avec le MotoGP. Ce sont des courses sprints, sans arrêts aux stands ni stratégie, cela se joue par choc contre pare choc avec de nombreuses actions, incidents, et dépassements qui rendent le spectacle particulièrement excitant. On n’a jamais le temps de s’endormir, et le résultat ne dépend pas d’un pit-stop ou d’un changement de pneus. La victoire revient aux pilotes qui aura fait preuve de la plus grande détermination.

En tant que promoteur du championnat, expliquez-nous l’importance d’avoir sur la grille de départ une star locale comme Nasser Al Attiyah ?
C’est une très bonne chose. Personnellement, j’aurais été très triste de venir au Qatar et de ne pas pouvoir compter sur la présence d’un tel ambassadeur pour le sport. Olympique, mais également pour toute la promotion qu’il fait autour du motorsport et son pays. Sa saison a été tout simplement fabuleuse. Il a remporté le Dakar, le WRC2, le championnat du Moyen-Orient des rallyes, mais il risque malheureusement de ne pouvoir reproduire ses performances en WTCC. Demandez à Sébastien Loeb à quel point le niveau est relevé. 12 voitures seront certainement regroupées dans la même seconde en qualifications. J’espère qu’il appréciera cette expérience, car sauter d’une voiture de rallye à une voiture de tourisme s’assimile à un véritable grand écart. Il est l’un des rares pilote sur la planète à être totalement libre de ses choix. S’il aime le championnat, cela fera peut-être partie de ses prochains challenges sportifs, qui sait ? Je suis en tout cas ravi qu’une personne comme lui puisse participer à cet événement, à domicile. Je suis persuadé qu’il recevra un accueil chaleureux de la part de tous les pilotes, comme celui qui fut réservé à Sébastien Loeb l’année dernière. Je lui souhaite le meilleur, c’est un excellent compétiteur.

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