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WTCC Q&R : Julie Lespagnol

WTCC Q&R : Julie Lespagnol

20/09/2017 18:00

Avec le Polestar Cyan Racing, l’équipe officielle Volvo en FIA World Touring Car Championship, engagée dans une bataille serrée avec Honda pour le convoité titre constructeurs, l’écurie s’appuie de plus en plus sur l’expertise de son personnel technique pour gagner un avantage. Et Julie Lespagnol, ingénieure de 28 ans originaire de Metz, joue un rôle clé dans la campagne de la structure suédoise en quête de titre mondial.

 

En quoi consiste votre travail ?
J’analyse les performances de la voiture et le pilotage des pilotes. Les ingénieurs performance sont les premières personnes à recevoir les données, qui analysent et en extraient les premiers détails. Si l’on considère que nous disposons de peu de temps pour réagir, ma fonction est également de créer de nouveaux outils et de nouvelles méthodes pour l’analyse en-dehors de la course, puis améliorer les temps au tour de chacun de nos pilotes.

Pouvez-vous nous raconter un week-end de course typique ?
Un contrôle de la voiture est la chose la plus importante que nous effectuons lorsque nous arrivons. Puis, après le track walk, nous partageons le plan de la séance et effectuons des priorités sur les différents points des analyses de données, qui peuvent se concentrer sur le comportement de la voiture, l’équilibre mécanique, les freins, les amortisseurs, les départs, les pneus, etc. Au cours de la séance, je reste concentrée sur ce qui se passe : les commentaires des équipes et les temps de chaque secteur pour être prête en cas d’événement imprévisible. Je partage mes données avec les autres ingénieurs performance. Je discute avec Nicky au sujet de son pilotage, en lui montrant mon ordinateur portable avec les données issues directement de la voiture. Je parle avec mon ingénieur course au sujet des analyses et je passe du temps avec le pilote au sujet de son pilotage, exploiter les données, les vidéos embarquées, et je les compare avec celles de ses équipiers. Après la course, je transmets les différentes analyses sur la performance, les départs, le pilotage sur la voiture de Nicky à l’ingénieur course de l’équipe. En-dehors des épreuves, le travail n’est jamais terminé car je réfléchis toujours à des méthodes pour être plus rapides et plus efficaces sur nos analyses de performances.

A quel point ce travail est-il exigeant ?
« C’est juste intense, tout le temps. Vous devez être bien organisée pour ne pas perdre de temps et être précis dans ce que vous dites. Vous devez être réactif, trouver la bonne réponse à vos analyses dans le temps le plus court possible. Ma journée favorite est le samedi. C’est la journée où tout le monde donne son maximum pour atteindre la pole position. Vous pouvez sentir l’atmosphère devenir vraiment puissante et la pression est là pour toute la journée. Avant la première séance, lorsque la voiture est prête, je respire un bon coup et je me dis « Maintenant, allons-y ».

Avez-vous toujours été intéressée par le sport automobile ?
« Je suis passionnée de sport automobile depuis que j’ai reçu un modèle réduit de Peugeot 306 Maxi. J’ai joué à V-Rally 2 sur ma PlayStation et lorsque je ne suis pas sur les courses, je suis le sport automobile. Si vous voulez apprécier pleinement votre travail, je conseille d’être un minimum intéressé par le sport automobile.

Qui sont vos inspirations ?
Mes parents. Ce sont des fermiers, ils travaillent dur et avec passion chaque jour. J’ai appris la valeur de leur travail en travaillant dans les champs depuis que je suis capable de conduire le tracteur. Ils m’ont offert la chance de vivre ma passion et ils m’ont encouragée depuis le début.

Qu’est-ce que cela fait d’être l’une des seules femmes dans une équipe principalement masculine ?
Je sens que c’est une force pour l’équipe. Puis, je reste moi-même et partage simplement mon point de vue. Si vous voulez quelque chose, dites-le clairement et directement. Mais je n’ai jamais relevé aucun problème. »

Cette interview a été publiée initialement dans le numéro 13 de AUTO-Women in Motor Sport de la FIA. Cliquez ici pour plus d’informations et pour la version complète de l’interview.

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