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WTCC Race of Japan Q&R: Ryo Michigami

WTCC Race of Japan Q&R: Ryo Michigami

21/10/2017 06:00

Ryo Michigami revient sur la scène de ses débuts en WTCC lorsqu’il abordera la WTCC JVCKENWOOD Race of Japan le week-end prochain (27-29 octobre). Le héros local de chez Honda parle de sa vie en WTCC et ce que cela signifie de courir dans son pays.

Qu’avez-vous appris lors de ces douze derniers mois en tant que pilote WTCC ?
“De ne pas m’arrêter d’aller au bout de moi-même ; physiquement, mentalement, et au niveau de mon pilotage, car piloter une voiture de supertourisme, une traction, est très diffèrent de ce sur quoi j’ai eu l’habitude de courir lors des 20 dernières années. J’ai dû apprendre tout cela, en plus de l’aspect voyage, qui est également assez nouveau pour moi. J’ai beaucoup voyagé en Europe pour courir et pour des tests. C’est quelque chose que je n’avais pas fait de manière régulière auparavant ».

A quel point pensez-vous avoir progressé ?
“J’ai appris énormément. J’ai regardé toutes les vidéos des courses de WTCC et j’ai essayé de prendre le plus d’informations possible de l’équipe pour faire en sorte que mes sorties en test et en course soient les plus performantes que possible, et aider tout le monde chez Honda dans notre mission de devenir champions du monde.

Dans quels domaines de votre pilotage et de votre compréhension devez-vous encore travailler ?
 “La communication est le challenge le plus compliqué en WTCC. Bien que Honda soit un constructeur japonais, la majorité des membres de l’équipe – dont mon ingénieur Nicola, ne parle pas japonais. Je pense que mon anglais s’est beaucoup amélioré cette année car je dois le mettre davantage en pratique, et cela aide, c’est certain. Comme cette situation s’améliore, c’est plus facile d’apprendre des choses sur la Civic WTCC plus rapidement. »

Jusqu’ici, en 2017, quel fut votre moment le plus satisfaisant ?
 “D’être encore debout après six manches disputées. C’est ma première saison en championnat du monde et le nombre de voyages pour tester et pour courir met votre corps et votre esprit dans un stress et une tension importantes. Tiago [Monteiro] et Norbi [Michelisz] sont habitués à cela, mais cette année j’ai effectué plus de voyages à l’étranger que dans le reste de ma carrière au cumul. Le fait d’être non seulement en bonne forme, mais également plus fort que je ne l’étais en début de saison, c’est très satisfaisant. »

Et le moins satisfaisant ?
“Le challenge d’essayer de trouver la limite de la Civic WTCC est la chose la plus difficile pour moi cette année. C’est encourageant de voir que je me rapproche des pilotes de pointe, mais maintenant nous allons à Motegi, où j’ai couru auparavant et je pourrai utiliser mon expérience pour aider l’équipe. »

Quel est votre opinion au sujet du Twin Ring Motegi en termes de tracé et de challenge proposé ?
“J’ai couru là-bas régulièrement depuis longtemps – plus de 15 ans – et, bien sûr, c’est très spécial pour Honda car ils sont propriétaires du circuit. J’aime aussi l’endroit ; ce n’est pas loin de Tokyo et les infrastructures sont très bonnes pour les fans et pour toutes les fois où je suis venu tester et courir. Le facteur clé sur le circuit routier est le freinage. Il y a beaucoup de longues lignes droites avec des virages lents, vous devez donc être très prudent de bien gérer vos freins et s’assurer qu’ils tiennent sur une distance de course. S’il fait chaud en course comme l’an passé, ce pourrait être un facteur important et décisif pour l’attribution de la victoire. »

En termes de courses à Motegi, quels sont vos plus beaux souvenirs ?
“J’ai deux souvenirs très forts à Motegi. Le premier est ma victoire en Super GT ici en 1998 sur ma Honda NSX et le deuxième est l’année suivante en Formula Nippon lorsque tout le monde disait que ma voiture était trop lente pour faire un bon résultat, mais nous avons surprise tout le monde en terminant sur le podium.

Et le pire ?
“Le Super GT l’an passé. C’était la dernière course du Super GT pour l’équipe, le Drago Corse [qui court désormais en F3 japonaise] et malheureusement, nous n’avons pas terminé.

Que signifie pour vous le fait de courir à domicile dans un championnat du monde ?
“L’an passé, c’était un sentiment incroyable d’être celui que tout le monde encourageait. Le soutien était incroyable et nous nous attendons à une foule encore plus nombreuse cette année. Les courses sont diffusées sur J SPORTS, ce qui a aidé de nombreuses personnes à en savoir plus sur le WTCC et à regarder les courses. Il y a une certaine attente de la part des fans japonais pour que je gagne, et cela créé une certaine pression. Je suis excité et excité en même temps. »

Quels sont donc vos objectifs pour la WTCC Race of Japan le week-end prochain ?
“Je n’étais pas satisfait de mes résultats l’an passé, mais nous avons travaillé incroyablement dur toute l’année pour nous assurer de revenir plus forts cette fois. J’aimerais finir sur le podium. »

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